PATRIMOINE FORESTIER, UN INVESTISSEMENT ÉCOLOGIQUE SUR LE LONG TERME

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Dans le cadre d’une diversification patrimoniale et/ou d’une recherche d’un produit d’agrément, l’investissement dans un massif forestier peut être considéré comme une valeur refuge, bénéficiant d’une fiscalité attrayante, qui doit s’apprécier sur le long terme.

 

Selon la Société Forestière de la Caisse des Dépôts et la Fédération Nationale des Safer (Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural), le prix moyen d’un hectare de forêt a progressé de 1,6 % en 2013 pendant que le prix du bois augmentait de 10,4 %. Comme pour l’immobilier, il n’y a pas un mais plusieurs marchés des forêts.

En 2013, le prix moyen des forêts s’établit à 3 990 euros/ha, s’échelonnant de 600 à 11 000 euros selon le type de biens vendus. Les forêts de plus de 50 ha de la moitié nord de la France (Centre, Bourgogne, Champagne-Ardenne) s’échangent à plus de 6 500 euros /ha et affichent les prix les plus élevés.

Depuis 1997, le prix des forêts gagne en moyenne chaque année 3,9 % en valeur courante, soit 2,2 % en valeur réelle.

Pour ce qui concerne les forêts de plus de 100 ha à haute valeur patrimoniale convoitées également par des investisseurs institutionnels, l’année 2013 a été marquée par une contraction de – 30 % du nombre de transactions et – 16 % en surface. Comme en 2009, les propriétaires accordant une grande valeur refuge à leurs forêts, préfèrent conserver leurs biens dans l’attente d’un contexte économique plus favorable.

Si d’une façon générale le nombre global de transactions est en hausse de 1,8 %, cela est dû principalement à la progression régulière des ventes de petites surfaces portant sur des biens de 1 à 10 ha. Ainsi depuis 2007, leur augmentation est de 20 % tant en nombre qu’en surface.

Cette situation peut s’expliquer en partie par la recherche de forêts d’agrément et une source d’un approvisionnement en bois de chauffage, ce qui pousse les prix constamment à la hausse, gagnant 44 % entre 2008 et 2012, alors qu’on enregistre une tendance inverse en 2013 avec un recul de 6 %.

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À l’inverse, les prix des biens de 10 à 25 ha et de plus de 25 ha, qui avaient diminué en 2012, repartent à la hausse en 2013, avec des évolutions de + 9 % et + 5 % respectivement. Le prix des biens de 10 à 25 ha en particulier repasse au-dessus du prix des biens de 1 à 10 ha.

La remontée du prix moyen national des forêts est portée par une hausse significative du prix dans plusieurs régions forestières : l’ouest (+ 10 %), l’est (+ 6 %) et le sud-ouest (+4 %).

Le prix y est en progression après la baisse de 2012.

Dans le nord-Bassin parisien, où le prix des forêts est le plus élevé, les valeurs sont stables en valeur courante (0 %), mais affichent un recul de 1 % en valeur constante.

Enfin, dans les régions Massif Central et Alpes-Méditerranée-Pyrénées, la baisse amorcée en 2012 se poursuit plus nettement en 2013, avec des baisses respectives de – 8 % et – 7 %.

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Entre 1997 et 2013, les écarts de prix entre les différentes régions s’accentuent. Compris dans un rapport de 1 à 1,9 en 1997, les prix s’échelonnent dans un rapport de 1 à 2,6 en 2013.

L’évolution du prix des forêts est guidée structurellement par deux facteurs : le prix du bois et le prix des terres agricoles, ce dernier étant influencé par les taux d’intérêt réels et les résultats économiques agricoles. Entre 1997 et 1999, le prix des forêts augmente, dans le sillage du prix des terres et des prés, soutenu par la baisse des taux d’intérêt. L’effondrement des cours du bois consécutif aux tempêtes de décembre 1999 n’entraîne qu’une simple stagnation du prix des forêts en 2000.

Après une hausse du prix du bois entre 2005 et 2007, pendant laquelle le prix des forêts gagne 8 %, l’éclatement de la crise économique entraîne une nouvelle chute du prix du bois entre 2007 et 2009 (- 30 %). Le prix des forêts se stabilise alors (+ 2 % entre 2007 et 2009) grâce à une vigoureuse fermeture du marché et à la hausse du prix des terres en 2008, à la suite de l’augmentation des cours des matières premières agricoles en 2007-2008.

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Entre 2009 et 2011, le prix des forêts enregistre une forte hausse (+ 17 %), soutenue par un rebond de 24 % du prix du bois et la poursuite de la hausse du prix des terres (+ 5 %).

Après une baisse en 2012, le prix des forêts (+ 1,6 %) et le prix du bois (+ 10,4 %) reviennent en 2013 pratiquement à leurs niveaux respectifs de 2011.

Les forêts privées représentent 74 % de la surface totale avec 10,9 millions d’hectares.

Les forêts de plus d’un hectare couvrent 10,2 millions d’hectares.

42 % sont représentés par des forêts de moins d’un hectare à 25 hectares, 25 % des forêts de 25 à 100 hectares et 24 % des forêts de plus de 100 hectares à plus de 1 000 hectares.

 

Financiarisation accrue

Si l’année 2013 a été marquée par une forte activité des acquéreurs personnes physiques, notamment les agriculteurs, il faut noter sur le long terme que la part des surfaces acquises par les personnes morales – agricoles et forestières, investisseurs privés, secteur public, se renforce progressivement, passant de 31 % en 2005 à 41 % en 2013.

En fonction de ses objectifs patrimoniaux, l’investissement forestier doit s’appréhender avec précaution pour tenir compte des connaissances techniques inhérentes à ce type de placement dès qu’il s’agit d’une acquisition conséquente impliquant une gestion précise du massif. Aussi, pour éviter d’être confronté à la gestion administrative et technique, le particulier peut se tourner vers l’achat de parts de groupements forestiers dont les investissements sont répartis dans des massifs forestiers diversifiés. Le ticket d’entrée est moins élevé, se situant en moyenne entre 5 000 et 10 000 euros, le risque s’en trouve limité. Cet investissement bénéficie des avantages fiscaux de 18 % sur l’IR et 75 % sur l’ISF, mais la jouissance des forêts en est exclue et les parts doivent être conservées au
minimum 8 ans.

 

Investir dans les ressources forestières à l’international

Plusieurs sociétés dont une grande partie de l’activité est liée à l’industrie du bois, possèdent ou gèrent des forêts situées au Brésil, au Panama, au Costa Rica ou en Europe de l’Est.

Elles cherchent aussi à attirer des investisseurs particuliers en mettant en avant la gestion écologique et durable de leurs forêts. C’est la cas de Brazil Forest ou de Forest Finance, groupe allemand spécialisé dans les investissements agro-forestiers, qui vient d’implanter sa première filiale européenne en France, en proposant aux particuliers d’investir dans les plantations situées au Panama, au Pérou, en Colombie et au Vietnam.

Des placements tropicaux divers et variés qui promettent des retours sur investissement au bout de 25 ans.

 

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> FISCALITÉ POUR UN BIEN FORESTIER

La fiscalité est particulièrement attrayante avec une réduction d’impôt sur le revenu de 18 % des sommes investies, plafonnée à 11 400 euros pour un couple, et notamment pour les assujettis à l’ISF, avec un abattement de 75 % sur la valeur de la forêt à condition de la conserver 30 ans et de souscrire un plan de gestion durable.
De plus, en matière de succession, les héritiers d’un bien forestier ne paieront de droits qu’après déduction des mêmes abattements que ceux consentis pour l’ISF.
Ainsi pour les contribuables fortement imposés, l’investissement forestier est un excellent moyen de diversification et de transmission patrimoniale tout en allégeant sa fiscalité.

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