OÙ INVESTIR CETTE ANNÉÉ ? LES STRATÉGIES GAGNANTES

Face à des marchés financiers pour le moins turbulents, les épargnants sont en perte de repères. Quels placements privilégier pour faire fructifier ses économies, pour préparer sa retraite… Des actions aux obligations, la volatilité gagne du terrain. L’immobilier reste onéreux mais les taux d’intérêt sont à des plus bas historiques. Pour vous aider dans vos choix, des professionnels vous dévoilent leurs stratégies !

 

Voilà maintenant plus de deux mois que les marchés ont entamé leur correction. Mi-février en Europe, la baisse a même atteint 20 % depuis début décembre. Une correction aussi rapide n’avait pas été vécue depuis l’été 2011, au plus fort de la crise de la Zone Euro. La principale inquiétude réside dans le ralentissement de la croissance mondiale qui serait pénalisée par deux facteurs : le ralentissement chinois et la chute des prix du pétrole.

 

Un scénario du pire exagéré

Nombre de professionnels estiment toutefois que la tempête actuelle est excessive. Pour Dylan Baron, gérant actions chez Quilvest Asset Management France S.A : « Le ralentissement de la croissance chinoise ne mettra pas à mal à lui seul la croissance économique mondiale. Si la croissance chinoise venait à atteindre 5 % en 2016 au lieu des 6,3 % actuellement attendus par le FMI, l’impact direct sur la croissance mondiale serait de 0,2 %. L’impact indirect serait du même ordre de grandeur. Un choc potentiellement absorbable au regard des 3,4 % de croissance mondiale attendus en 2016 par le FMI ».

La faiblesse des prix du pétrole ne doit pas non plus être considérée comme un handicap. « Le FMI explique dans sa dernière note que la baisse du brut devrait soutenir la demande mondiale étant donné que la propension à dépenser est plus élevée dans les pays importateurs de pétrole que dans les pays exportateurs. Certes, plusieurs facteurs atténuent ces effets positifs. On peut notamment citer la faiblesse de la demande intérieure des pays exportateurs et la baisse de l’investissement dans le secteur pétrolier, mais la somme des effets reste néanmoins positive » ajoute Dylan Baron.

Pourtant, comme à l’été dernier, les investisseurs « pricent » à nouveau le scénario du pire. Mais à y regarder de plus près, le tableau n’est pas si noir. « Fort heureusement, la réalité économique est plus nuancée. Certes, ces derniers temps, les indicateurs de conjoncture n’ont rien d’enthousiasmant. Mais ils n’ont objectivement rien de catastrophique. Aux États-Unis, la vigueur du marché de l’emploi et la baisse des prix à la pompe participent à la confiance des consommateurs dont l’indice (Conférence Board) a atteint 98,1 points sur janvier. Plus généralement, la demande intérieure de part et d’autre de l’Atlantique reste solide. Et si cela ne suffit pas, les banques centrales ont une fois encore rappelé en janvier qu’elles restaient à la manœuvre. Certes leur champ d’action est désormais limité.

Mais chaque intervention s’est soldée le mois dernier par un rebond des indices. Les facteurs de soutien ne manquent donc pas et laissent à penser que la tendance de janvier traduit en réalité plus de craintes que de mal » estiment les experts de Fidelity International dans leur dernière note Allocation mensuelle de février.

Au final, il serait temps de cesser de voir le verre à moitié vide ! L’alignement des planètes, avec le fameux triptyque – politique monétaire accommodante, faible prix des matières premières et euro faible – constitue toujours un soutien de poids à l’économie de la Zone Euro, qui affiche une croissance de 1,5 % au quatrième trimestre 2015. Par ailleurs, la situation d’excès d’offre sur le pétrole, qui inquiète tant les marchés depuis cinq mois, n’est pas durable. Ce n’est qu’une question de temps avant de voir les cours du baril remonter.

 


Christophe Couturier, directeur général
d’Ecofi Investissements

Patrimoine Privé : Comment analysez-vous le parcours des marchés financiers en 2015 ?
C.C. : L’année 2015 s’est signalée par des évolutions pour le moins erratiques. Après avoir rapidement gagné 20 % en début d’année, les marchés actions ont vu leur volatilité se renforcer. Puis, la dégradation de la situation en Chine a lancé un véritable signal baissier, le Cac 40 baissant jusqu’à 7 % en séance le 24 août, suite à chute de la bourse de Shanghai. Depuis l’inquiétude prévaut chez les opérateurs. La santé de l’économie mondiale pose question. Résultat, les bourses ont lâché lentement mais sûrement du terrain sur l’ensemble du second semestre. Du côté des taux à long terme, la première phase a également été haussière. Après avoir repassé le seuil des 1 % en début d’année 2015, le taux de l’OAT 10 ans, à l’image de l’ensemble des taux longs, est reparti à la baisse.

P.P. : Faut-il réellement s’inquiéter de la santé de l’économie mondiale ?
C.C. : Le pessimisme domine incontestablement les marchés. Pourtant en y regardant bien, la situation est loin d’être aussi alarmante. Mais dans le climat actuel, les bonnes nouvelles sont tout simplement ignorées. La première économie mondiale, les États-Unis, affiche de robustes fondamentaux. Certes la production industrielle ralentit, mais elle ne compte que pour 15 % de l’activité globale du pays. Les services vont bien. Les bénéfices des entreprises dépassent par ailleurs les attentes. Dans le secteur automobile, la production n’est pas au plus haut mais les ventes sont en croissance et les stocks baissent. Les constructeurs vont donc inévitablement relancer leur outil de production. La consommation est en outre soutenue par un marché de plein emploi, avec 2,5 millions de postes créés en 2015, à 90 % dans le privé. Du côté de l’Europe, ce n’est pas l’euphorie mais la croissance est en phase d’accélération. La baisse de l’euro et des prix du pétrole devraient soutenir cette reprise dans les mois à venir !

P.P. : Faut-il privilégier les actions ou les produits de taux ?
C.C. : Comparativement aux produits de taux, le prix des actions est attractif. Avec un PER de 14, elles affichent un rendement interne d’environ 7 % en Europe et de 5 % aux États-Unis avec des bénéfices respectivement attendus en hausse de 8 à 10 % et de 2 à 3 %. A titre de comparaison, les emprunts à 10 ans des États les plus sûrs en euro offrent du 0,65 %. Il convient néanmoins de rester sélectif. Tous les secteurs n’affichent pas les mêmes perspectives. Les valeurs minières et du secteur des équipements pétroliers souffrent ainsi durement de la chute des cours des matières premières et du pétrole, à l’image de sociétés comme Vallourec qui affiche pourtant un solide savoir-faire reconnu mondialement. Comme en 2015, nous privilégions les secteurs bénéficiant d’une croissance durable à l’image de la santé ou des valeurs technologiques.

P.P. : Existe-t-il tout de même des opportunités sur les produits de taux ?
C.C. : Sur les emprunts d’État en Europe, il convient de privilégier les pays périphériques de la Zone Euro, comme l’Italie ou l’Espagne. En France, les taux sont négatifs jusqu’à 3 ans et jusqu’à 5 ans en Allemagne. Les opportunités les plus intéressantes se situent toutefois sur le compartiment du « high yield », avec des ratings 2B. Les obligations d’une belle valeur comme Saint-Gobain affichent de belles marges par rapport à l’État. Il est toutefois préférable d’opter pour une duration moyenne, pour se prémunir contre les effets d’une éventuelle remontée des taux à plus longue échéance. Comme pour les actions, il faut être sélectif et vigilant ! Face à l’incertitude des marchés financiers, les obligations convertibles sont un placement à ne pas négliger en cette période de forte volatilité, la structure même de ce produit permettant de stabiliser le portefeuille. Notre fonds Ecofi Convertibles Euro a ainsi gagné 10,7 % en 2015 pour un risque moindre que sur les actions.

P.P. : Quels autres placements peuvent être conseillés à un investisseur particulier ?
C.C. : Face à la forte volatilité des marchés, il faut être un investisseur actif et agile. Il peut être opportun de déléguer la gestion de son épargne à des professionnels à travers par exemple des fonds diversifiés ou flexibles. Avec une proportion d’actions oscillant entre 20 % et 30 % de ses actifs, notre fonds Ecofi Patrimoine Diversifié a gagné 25 % sur 5 ans avec une volatilité de seulement 5 % contre 20 % de volatilité pour le Cac 40.

(NB : les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances à venir).


 

 

Surpondération des actions

Après dix semaines quasi consécutives de cycle baissier, le sentiment est que les marchés semblent d’un point de vue technique, prêts pour une consolidation. « Les niveaux des indices indiquent d’éventuels supports techniques, préalables à un rebond. Les événements de marchés et craintes des derniers mois, en particulier sur le ralentissement des économies émergentes et l’instabilité des marchés financiers, sont clairement identifiés et semblent désormais correctement « pricés » dans les cours » indique Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets, tout en citant comme exemple : « les perspectives de croissance économique modérée en Europe ont incité les analystes à publier des prévisions de résultats d’entreprises moins élevées que lors des années précédentes, mais aussi plus raisonnables. En somme, le potentiel de révisions baissières des croissances bénéficiaires au fil des trimestres à venir est relativement faible. Cet aspect est, d’une certaine façon, un soutien à la valorisation des cours, le risque de déception étant de fait, moindre. La progression des bénéfices est attendue à environ 8 % en Europe en 2016 ».

L’action des banques centrales ne doit également pas être oubliée. Tant la BCE que la Réserve fédérale américaine, pourtant engagé dans des cycles monétaires différents, continueront d’« administrer » les prix des actifs risqués. La BCE devrait frapper à nouveau un grand coup lors de sa prochaine réunion, en mars, conformément aux promesses de Mario Draghi en vue de réévaluer la politique monétaire de l’institution, dans un contexte d’inflation faible.

 

Dans ces conditions, nous tablons sur un rebond boursier dans les prochaines semaines. L’indice CAC 40 pourrait ainsi retrouver un niveau de
4 600/4 700 points à l’horizon de 3 mois.

déclare Nicolas Chéron.

 

Les professionnels de Fidelity International demeurent également positifs sur les actions, tout en précisant : « Nous demeurons donc objectivement positifs sur les perspectives de croissance dans les pays développés et maintenons, en conséquence, notre recommandation à « surpondérer » sur les actions. Dans le détail, nous continuons de préférer les actions japonaises et européennes (surpondération) aux américaines (sous-pondération). Enfin, nous maintenons un positionnement à « neutre » sur les pays  émergents ».

 


Olivier Eluère, économiste en charge des marchés immobiliers au Crédit Agricole

Patrimoine Privé : Quel bilan tirez-vous de l’année 2015 pour le marché immobilier ?
O.E. : L’année 2015 a été un bon cru pour l’immobilier. Ses performances ont même globalement dépassé les attentes. Les ventes ont rebondi dans le neuf comme l’ancien d’environ 15 % sur l’ensemble de l’année. Cette embellie est à saluer même si nous n’avons pas renoué avec les niveaux records des années 2005-2007. Ce rebond s’explique en grande partie par la faiblesse des taux d’intérêt qui ont atteint des plus bas historiques cet été, améliorant mécaniquement la solvabilité des ménages.
Les mesures de relance dans le neuf décidées par le gouvernement ont également soutenu le marché.
Le dispositif fiscal Pinel a ainsi redonné un bol d’air à l’investissement locatif et les nouvelles modalités du prêt à taux zéro ont encouragé les primo-accédants à repasser à l’achat.

P.P. : Quelles perspectives pour 2016 ?
O.E. : L’évolution des taux d’intérêt va demeurer prépondérante dans le choix des investisseurs.
En 2016, les taux devraient d’ailleurs rester proches de leur niveau actuel, ce qui constitue une bonne nouvelle pour le marché immobilier. Mais en cas de hausse, les ménages redeviendront immédiatement plus prudents, ce qui entraînerait une légère correction du marché. Surtout que les facteurs conjoncturels ne sont globalement pas tous au vert. La conjoncture économique reste morose avec un PIB attendu en hausse de seulement 1,2 % et un taux de chômage à 10 %. Les mesures fiscales sur les plus-values ne sont également pas un facteur d’incitation à l’investissement. Mais surtout, les prix de l’immobilier sont relativement élevés même s’ils se sont à peu près stabilisés.

P.P. : Faut-il investir dans l’immobilier locatif ?
O.E. : Avec le « Pinel », investir dans l’immobilier locatif est redevenu intéressant dans le neuf. L’effet fiscal est bénéfique et les conditions de sa mise en place, notamment sur les loyers, ont été assouplies.
Il est en outre désormais possible de louer à ses ascendants et descendants… Dans l’ancien par contre, les dispositif fiscal Pinel ne joue pas. Force est d’ailleurs de constater que les ventes restent mal orientées, les prix demeurant élevés. La hausse des loyers n’a de plus pas suivi la hausse des prix sur longue période. Les rendements sont au final modérés. Il peut dans ces conditions être préférable d’acheter une résidence principale.
Mais cela reste un arbitrage qui dépend des niveaux des prix de l’immobilier, des taux d’intérêt et des revenus des ménages. L’idéal serait d’attendre une baisse des prix de l’immobilier pour optimiser sa capacité d’investissement. Une légère baisse des prix de l’immobilier de l’ordre de 1 %, notamment dans l’ancien , n’est de fait pas à exclure en 2016 !


 

 

Perspectives favorables pour les actions européennes

Si une embellie est pressentie sur les marchés actions, les valeurs européennes recueillent bien des suffrages. Malgré une année 2015 difficile, avec un certain nombre de crises (Grèce, Chine, pays émergents, baisse des prix des matières premières), le bilan des actions européennes est d’ailleurs positif : +9,60 % pour le Stoxx 600 (NR), +10,9 % pour le CAC 40 (NR) et même +20,1 % pour les valeurs « midcaps » françaises (indice CAC Mid&Small NR).

Les marchés européens devraient toujours avoir le vent en poupe en 2016. « Notre scénario pour l’année 2016 est une progression des marchés d’actions relativement proche de celle des bénéfices attendus en hausse de près de 6 % à 7 % en Europe. Nous favorisons clairement l’Europe dont le rebond des marchés boursiers affiche un certain retard. Par rapport au dernier point haut des résultats en 2007 (avant la crise financière), le rebond des bénéfices a été de 33 % aux États-Unis alors que l’Europe se situe toujours en retrait de 10 % par rapport à ce niveau. La situation actuelle avec un euro qui s’est affaibli, une conjoncture qui s’améliore et des coûts énergétiques en forte baisse est particulièrement favorable : les marges et les résultats devraient donc en profiter » explique Fabrice Masson, Directeur de la Gestion Actions, BFT Investment Managers.

Les stratégies d’investissement ne peuvent toutefois s’affranchir des soubresauts enregistrés ces derniers mois et du ralentissement notamment dans les pays émergents dans le choix des secteurs et des valeurs où investir. Une certaine dose de prudence conduira vers les profils les moins risqués.

« Dans un climat agité, nous conservons des positions relativement équilibrées. Nous continuons à nous recentrer sur la zone euro qui offre les meilleures perspectives : c’est un angle que nous développons de manière transversale au sein de chaque secteur. Trois d’entre eux sont particulièrement exposés à cette thématique : le secteur bancaire, le secteur immobilier et le secteur des télécommunications » indique Fabrice Masson, tout en ajoutant pour les valeurs françaises : « les réformes structurelles y sont, certes, moins avancées qu’en Italie mais l’amélioration est en cours. L’un des segments que nous favorisons est celui des valeurs moyennes : elles sont par nature très exposées à la conjoncture européenne et sont présentes dans des secteurs qui profitent de l’inflexion de la conjoncture. Un des secteurs qui nous paraît toujours attractif est celui des services informatiques : la dynamique de l’activité y reste forte et les marges sont en amélioration à la suite des restructurations effectuées ces dernières années. Enfin, le secteur est propice aux opérations de croissance externe ».

 

 

L’intérêt des obligations convertibles

Dans un contexte de marché essentiellement marqué par un fort regain d’aversion au risque, le compartiment obligataire a logiquement joué son rôle d’actif « refuge ». Les investisseurs ont privilégié les obligations les mieux notées. Ce segment a par ailleurs profité des différents commentaires ou actions des banques centrales qui, plus que jamais, font montre de souplesse en matière de politique monétaire. A l’image de la BoJ (Bank of Japan) qui a instauré des taux d’intérêt négatifs en fixant à -0,1 % son taux de dépôt au jour le jour. Malgré le regain de risques, les investisseurs souhaitant potentiellement dégager de la performance pourront s’intéresser aux titres à haut rendement, avec comme toujours une certaine sélectivité.

La correction des marchés a par ailleurs remis en lumière l’intérêt des obligations convertibles. Le profil de convexité s’est fortement amélioré ces dernières semaines, avec quelques atouts pour les obligations convertibles européennes : un ratio de convexité intéressant, qui dépasse 1,5 sur le marché européen rapport entre la performance pour une hausse de 20 % et la performance pour une baisse de -20 %), des volatilités implicites qui reculent (elles sont à nouveau inférieures à 27,5 %) et un rendement « obligataire » qui redevient positif.

En termes de stratégie d’investissement, l’équipe de l’UBP maintient son approche hautement sélective. L’évaluation du prix de l’obligation et l’appréciation du potentiel de convexité du titre sont des sources de valeur essentielles, tant en termes de performance absolue que relative. « Nous nous concentrons sur les titres dont la convexité est la plus élevée, ceux qui se caractérisent par un plancher obligataire solide et une optionalité bon marché. Ainsi, nous avons participé aux émissions primaires Brenntag 2022 et FCT 2020, mais sommes restés à l’écart des souches Total 2022 et Vodafone 2020 » explique Jean-Edouard Reymond, Responsable de la gestion « Obligations Convertibles » à l’UBP. Le prix de l’optionalité est un facteur d’autant plus important en période de stress sur les marchés.

 

L’immobilier reste une valeur sûre

Au-delà des actifs financiers, l’immobilier garde pour les Français une place stratégique au sein de leur patrimoine. Or depuis quelques mois, les taux des crédits immobiliers aux particuliers ne cessent de baisser et ce mouvement a accéléré au cours pour nous conduire à des nouveaux records de taux bas. Les niveaux de mai 2015 sont désormais battus. Nous affichions en mai 2015 des taux moyens à 2,23 % sur 20 ans : nous affichons aujourd’hui 2,20 % sur 20 ans. Pour Maël Bernier, Directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux.com : « Nous sommes à nouveau dans une situation plus qu’exceptionnelle.

En effet, après les très légers frémissements haussiers que nous avons connus l’été dernier, nous constatons aujourd’hui des taux de crédits aux particuliers plus bas que les précédents records » et d’ajouter : « En d’autres termes, foncez si vous voulez acheter, et renégociez ou faites
racheter votre crédit si votre taux est supérieur à 3,20 % ! ».

Si les taux sont toujours plus attractifs, il convient par contre d’être sélectif sur les biens achetés. Les prix des logements neufs en France repartent à la hausse sur un an, d’après le baromètre exclusif du portail Internet Trouver-un-logement-neuf.com, qui porte dans sa dernière édition sur le top 10 des plus fortes évolutions des prix des appartements neufs, avec le trois-pièces comme surface de référence.

« Pour acquérir un appartement neuf de trois-pièces aujourd’hui en France, il faut compter en moyenne 241 909 euros. C’est 500 euros de plus qu’il y a un an. Sur 260 villes étudiées, on compte davantage de hausses que de baisses des prix du neuf en ce mois de février. Une tendance qui s’est inversée, quand on compare à mai 2014 et janvier 2015. Bien sûr, les disparités sont fortes : de 155 000 euros au Mans, la ville la plus abordable pour le logement neuf en France en ce début 2016, contre 646 200 euros à Paris. La capitale est désormais la ville la plus chère de France, en l’absence de programmes neufs dans certaines villes de la Côte d’Azur comme à Saint-Tropez ou face à une plus grande sagesse des prix à Cannes, – 10 % environ en un an » indique l’étude, qui précise par ailleurs qu’une accalmie prévaut dans certaines grandes villes : « Cannes fait justement partie du top 10 des plus fortes baisses des prix du neuf en un an.

Il faut compter 477 000 euros pour y acquérir un trois-pièces en moyenne. Les prix des logements neufs ont en effet tendance à se calmer dans certaines grandes villes en régions : Besançon, – 8.61 % ; Brest, – 12.55 % ; Tourcoing : – 16.53 % et même Pau, – 22.53 %. Pau où l’on peut acheter un trois-pièces à moins de 167 000 euros en moyenne ».

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