LES STRATÉGIES GAGNANTES DES GÉRANTS PROFESSIONNELS

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La Bourse a le vent en poupe. Malgré les facteurs de risques tels que la Chine, la perspective d’un durcissement de la politique monétaire américaine ou un dossier grec toujours sujet à de profondes interrogations…, les gérants professionnels privilégient les marchés actions. Patrimoine Privé vous dévoile leurs stratégies gagnantes !

 

Face à des obligations aux rendements historiquement bas, les marchés actions poursuivent leur course en avant. Les embûches estivales n’ont pourtant pas manqué. La Grèce s’est retrouvée au bord du défaut de paiement et a évité de peu la sortie de la zone euro. En proie aux doutes sur la santé de son économie, la Chine a vu la place de Shanghai dévisser de 30 % en l’espace de trois petites semaines. Et aux États-Unis, l’appréhension domine à la veille du cycle annoncé de remontée des taux d’intérêt de la Réserve Fédérale.

Malgré ce contexte incertain, les fonds actions continuent néanmoins semaine après semaine d’attirer de nouveaux capitaux, selon Bank of America Merrill Lynch Global Research. La banque américaine souligne en particulier que le poids des liquidités dans les allocations de portefeuilles des investisseurs internationaux a retrouvé le niveau qu’il avait au moment de la faillite de Lehman Brothers. Selon les stratégistes de la banque, il s’agit d’un signal d’achat conforté en outre par des indications de capitulation sur les dossiers chauds du moment (Chine, Grèce). « À 5,5 %, le niveau de cash est le plus élevé depuis décembre 2008, et avant cela depuis novembre 2001 ; on observe le niveau le plus élevé de « protection » depuis février 2008 » indique la note d’analyse de Bank of America Merrill Lynch Global Research.

 

L’alignement des planètes

En Europe, nombre de clignotants et d’indicateurs macroéconomiques sont en tout cas passés au vert ces derniers mois. Le pétrole s’est en particulier sensiblement déprécié ce qui va indubitablement redonner du pouvoir d’achat aux ménages. Pour la première fois depuis le début de la crise en 2009, les revenus des ménages vont progresser plus vite que l’inflation. Le recul du brut accentue par ailleurs la baisse des taux d’intérêts, avec des effets bénéfiques pour les entreprises, qui empruntent à moindre coût, mais aussi pour le service de la dette des États. Cette charge devrait baisser en moyenne de 1,5 points pour la zone euro. La facture énergétique sera en outre moins lourde, avec des effets positifs sur le commerce extérieur.

Au-delà du recul du pétrole, la baisse de l’euro est également une bonne nouvelle, notamment face au dollar. C’est un excellent stimulus pour les exportations et la croissance. Au rang des bonnes nouvelles, il convient également de saluer le redressement des perspectives d’investissement des entreprises, après plusieurs années de politiques nationales plus ou moins brutales de réduction des coûts salariaux. En Espagne et au Portugal, les profits des entreprises ont ainsi déjà commencé à se redresser, une dynamique également perceptible en Italie, bien que moins marqué pour le moment.

En France, cette embellie devrait peu à peu émerger dans le sillage du CICE et du plan Junker doté de 21 milliards d’euros avec pour ambition de générer 315 milliards d’euros d’investissements dans l’Union européenne.

Enfin, les gouvernements européens ont mis fin à leurs politiques restrictives et au frein fiscal, changeant la philosophie de leur gestion de la crise.

À ces éléments de relance de l’activité déjà puissants, il faut ajouter le quantative easing de la BCE, même si son efficacité reste à démontrer dans un environnement des taux d’intérêt déjà à des plus bas historiques.

 

Privilégier l’Europe…

Prix du baril de pétrole maintenu à un niveau bas, euro et taux d’intérêt faibles, ces conditions favorables incitent nombre d’investisseurs à parier sur les valeurs exposées au cycle européen, bien que les marchés devraient afficher une volatilité marquée et rester sous la menace des rebondissements du feuilleton grec. Les entreprises du vieux continent multiplient en tout cas les atouts pour améliorer leurs ventes et leurs marges. Les investisseurs pourraient par ailleurs bénéficier du redémarrage des opérations de fusion-acquisition.

Certains secteurs en ont déjà profité, à l’image de l’automobile. Peugeot a pris plus de 80 % depuis le début de l’année et Renault a gagné plus de 50 %. Les banques, avec Crédit Agricole, BNP Paribas ou Société Générale pourraient également trouver leur compte, elles qui semblent décotées. Même chose du côté de la construction, avec Bouygues, dont plus de 70 % du chiffre d’affaires est réalisé en Europe, ou Vinci, qui réalise 85 % de ses ventes sur le Vieux Continent, ou encore Saint-Gobain.

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Nombre d’investisseurs professionnels estiment plus généralement qu’il convient de privilégier les valeurs dites « values ». Au-delà de prix très peu chers, elles sont les plus à même de profiter de la reprise économique dans la zone euro. Ces valeurs ont ainsi toutes les chances de bénéficier à la fois d’un levier boursier mais aussi opérationnel. Elles offrent de fait un levier important en matière de résultat, après avoir mené ces dernières années d’importantes réductions des coûts et avoir restructuré leurs forces afin de dégager plus de performance. Au-delà des valeurs de l’automobile ou de la construction déjà citées, STMicroelectronics dans l’électronique ou Veolia dans les services aux collectivités recueillent les suffrages.

Ces derniers trimestres, même les investisseurs américains, prudents jusqu’alors à l’égard des actifs européens et notamment des actions, ont changé radicalement d’attitude. En termes d’allocation sectorielle, les vues des investisseurs américains sont, selon une étude de la Deutsche Bank, plutôt prudentes sur les banques et la distribution, mais en revanche toujours très positives sur la consommation cyclique de préférence comme les médias, l’automobile, les loisirs et voyages mais également les produits d’hygiène et d’entretien.

 


Nicolas-CheronNicolas Chéron, stratégiste pour CMC Markets

Patrimoine Privé : Quels sont les principaux risques à surveiller par un investisseur avant de s’engager sur les marchés actions ?
N.C. : Avec la fin de la politique de Quantative Easing de la Réserve fédérale et la hausse programmée de ses taux d’intérêt, les marchés actions américains évoluent avec une véritable épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Survalorisés après plus de 7 ans de hausse quasi-ininterrompue, une normalisation paraît hautement probable. Au regard du ratio Shiller P/E, – plus pertinent que le traditionnel Price Earning ratio -, les valorisations des bourses américaines ont renoué avec leurs sommets de 1929 et 2008. Ce constat est confirmé par un indicateur très cher à Warren Buffet, la comparaison de la capitalisation du Wilshire, qui regroupe 5 000 valeurs américaines, avec le PIB US. À chaque fois que ces indices ou ratios ont atteint de tels niveaux, comme en 2000 ou en 2008, les bourses ont fini par consolider.

P.P. : Ce scénario est-il confirmé par d’autres indicateurs ?
N.C. : La divergence entre les anticipations de résultats des entreprises et la valorisation de leur cours de bourse semble de plus en plus prononcée, à la fois aux États-Unis et en Europe. Les marchés

sont comme poussés par le syndrome du « Wishful thinking » ou l’impression que tout ira forcément mieux demain, les bonnes nouvelles ne pouvant engendrer que des bonnes nouvelles. Cela se traduit par l’attente de résultats toujours en hausse, année après année, à l’image de la période de la bulle internet du début des années 2000. Mais, il suffit d’une étincelle pour faire vaciller les marchés. Or les catalyseurs potentiels ne manquent pas : la Grèce, la Russie ou l’état de santé de la Chine. Ces dossiers ou d’autres… sont loin d’avoir livré tout leur lot d’incertitudes, comme la Chine. La bourse de Shanghai a cédé 30 % en l’espace de deux mois et la machine économique chinoise semble grippée, au regard notamment de la chute des prix des matières premières dont l’Empire du milieu est le principal consommateur.

P.P. : Dans ce contexte, quelle stratégie adopter ?
N.C. : Pour les détenteurs d’actions, il est important et parfois indispensable de couvrir son portefeuille, ce qui est rendu possible par le biais de différents produits financiers. Les détenteurs de grandes valeurs françaises pourraient par exemple opter pour la couverture indicielle à l’approche de la zone 5 300 à 5 400 points. Il est également essentiel d’adapter le montant de la couverture mise en place à la valorisation globale du portefeuille détenu. En outre, en fonction de la taille du portefeuille et des produits utilisés, les montants de ces couvertures pourront différer. Par contre, les stratégies de « long only » peuvent s’avérer dans certains cas relativement désuètes. Il est au contraire important de mettre en œuvre une gestion dynamique de son portefeuille, en s’obligeant par exemple à prendre ses profits une fois un niveau acceptable de gain atteint, différent selon les stratégies établies, l’état et la volatilité des marchés et le profil de chaque investisseur. Dans cet état d’esprit, le stock picking pourrait s’avérer être une stratégie intéressante. Les bonnes affaires ces derniers mois ou ces dernières années se sont ainsi successivement concentrées sur des secteurs comme les biotechs, les télécoms, les imprimantes 3D, les valeurs dollars à l’image d’Airbus ou Safran… Il pourrait être intéressant de garder des liquidités pour être en capacité de saisir des opportunités sur des dossiers massacrés et profiter d’un trou d’air pour investir avantageusement. Enfin, la diversification doit être au cœur de toute stratégie face à un monde et des marchés pour le moins volatils.

P.P. : Justement, dans quels actifs investir ?
N.C. : Pour optimiser sa stratégie actions, il pourrait être intéressant de conjuguer à la fois détention d’actions en direct et d’indices. Les valeurs américaines et européennes restent intéressantes. Les marchés émergents n’ont plus le vent en poupe, en dehors peut-être de l’Inde qui tire mieux son épingle du jeu. Mais au-delà, les incertitudes prédominent à l’image de la Chine ou du Brésil… De plus, ces valeurs manquent de liquidité. Pour aller chercher un surcroît de performance à court terme, il peut en outre être judicieux d’investir sur les matières premières. Les matières premières agricoles sont en progression de 15 % à 30 % compte tenu de l’état des récoltes. Par ailleurs, certains métaux précieux ou semi-précieux pourraient devenir attractifs en cas de cassures de supports ou résistances majeures. Pour le moyen-long terme, le marché des devises peut représenter également une piste à explorer car il s’inscrit souvent dans des tendances durables. Les dollars néo-zélandais, australien et canadien sont ainsi entrés dans un cycle baissier. Quant aux obligations, les rendements sont anémiques et, dans ces conditions, d’autres types de placements peuvent s’avérer plus profitables.


 

Plutôt que les États-Unis

Paradoxalement, les valeurs américaines ne font pas l’unanimité même si les États-Unis affichent actuellement une situation économique plus favorable que l’Europe. Malgré une contraction annualisée au premier trimestre revue à la hausse (-0,2 % contre -0,7 % initialement), les indicateurs économiques pour le deuxième trimestre sont encourageants, pointant une accélération de la reprise au cours des prochains mois. Le marché du travail est solide, les salaires horaires moyens continuent de progresser et on assiste à un raffermissement sur le marché immobilier ainsi qu’à une forte remontée de la confiance des consommateurs.

Mais, les valeurs américaines sont déjà en pleine phase de maturité de leur cycle d’investissement. Peu de bonnes surprises sont désormais à attendre. Chose rare, le FMI a par ailleurs début juin pris à revers la banque centrale américaine (Fed) en lui conseillant de ne pas relever ses taux avant 2016 en l’absence de signes d’inflation et alors que le dollar grève l’économie des États-Unis. Dans son examen annuel de l’économie américaine, le Fonds estime qu’une hausse des taux, qui serait la première en presque neuf ans, ne devrait intervenir qu’au premier semestre 2016.

Ce jugement va à l’encontre de ce qu’envisagent la majorité du Comité monétaire de la banque centrale américaine et sa présidente elle-même, Janet Yellen, qui visent un relèvement des taux dès cette année. La majorité des économistes américains s’attendent à une hausse en septembre.

Selon le FMI, la Fed devrait au contraire attendre davantage « de signes tangibles d’augmentation des salaires et des prix » avant d’entamer une normalisation de sa politique monétaire. Relever les taux trop vite pourrait « provoquer un resserrement des conditions financières plus vif que prévu ou bien causer un accès d’instabilité financière faisant caler l’économie », avertit encore l’institution.

 

Être sélectif sur les émergents

Concernant les pays émergents, leurs économies sont globalement en fin de cycle, tandis que leurs marchés d’actions ont déjà profité des flux de capitaux des pays riches avec leurs politiques monétaires très accommodantes. De fortes disparités existent toutefois au sein des pays émergents. Il n’est plus possible de parler de concept des BRICs. L’Inde profite notamment de la chute des prix du pétrole, tandis que le Brésil et la Russie ont vu d’importantes ressources financières ainsi disparaître, parallèlement à une montée des tensions inflationnistes et de leurs déficits jumeaux. La situation de la Chine est pour sa part quelque peu opaque. Au delà de la forte volatilité de la Bourse de Shanghai, l’indice MSCI, reste décevant.

Globalement, les pays émergents affrontent donc nombre d’incertitudes ! Par ailleurs, la transition structurelle vers un modèle de croissance axé sur l’investissement intérieur et la consommation ne peut se faire du jour au lendemain. Pour l’Empire du milieu, les économistes tablent ainsi sur une croissance du PIB réel chinois de 6,9 % cette année, les estimations pour le secteur privé suggérant une croissance nettement plus lente.

Mais si actuellement le ralentissement du commerce international pénalise les émergents, toujours très dépendants de leurs exportations et des investissements y afférents, la remontée du taux directeur aux États-Unis pourrait offrir une bouffée d’oxygène aux pays notamment asiatiques, dont la Chine. Au-delà de la confirmation du raffermissement de la croissance américaine, synonyme de débouchés porteurs pour les entreprises asiatiques, ce durcissement monétaire favorisera une appréciation du dollar, et donc une faiblesse relative des devises des pays émergents. Cela renforcera leur compétitivité et se traduira par l’amélioration des marges des sociétés cotées, qui s’étaient dégradées ces derniers temps.

L’Inde figure aussi au rang des thématiques d’investissement de nombre de gérants. Le pays bénéficie d’une bonne dynamique bénéficiaire, avec des secteurs de la consommation et des infrastructures en plein développement.

Par contre, cette remontée des taux de la Fed ne sera pas forcément de bon augure pour les pays émergents à fort endettement et devant financer leurs comptes courants. C’est notamment le cas du Brésil, de la Turquie et de l’Afrique du Sud. Leurs taux pourraient également être tirés à la hausse, ce qui n’est jamais porteur pour une économie. Sous embargo, la Russie est également mise à l’écart par les investisseurs, alors que l’économie devrait se contracter de 4 à 5 % cette année, avec de grandes difficultés pour nombre d’entreprises.

Globalement, la volatilité des bourses devrait croître dans l’environnement international actuel, multipliant les sujets d’incertitudes. Mais les actions – notamment européennes – offriront les meilleures opportunités de gains à condition comme toujours d’être sélectif et de privilégier la diversification !

 


DavidGanozziDavid Ganozzi, gérant, FF Fidelity Patrimoine,Fidelity Worlwide Investment

Patrimoine Privé : Les inquiétudes autour de la Grèce remettent-elles en cause vos anticipations pour les marchés actions ?
D.G. : Si les fondamentaux économiques sont restés encourageants, le dossier grec a donné lieu à un environnement difficile sur les marchés. Néanmoins, ce problème n’est pas de nature à changer notre positionnement en faveur des actifs risqués, compte tenu de la solidité des fondamentaux de part et d’autre
de l’Atlantique ces derniers mois. A commencer par les États-Unis qui, après un début de deuxième trimestre poussif, ont fait état d’une accélération de leur activité. Pêle-mêle, l’ISM manufacturier repart de l’avant, 280 000 embauches ont été recensées en mai et une progression de 1,2 % des ventes au détail sur la même période confortent l’idée d’une reprise du moteur interne américain, à savoir la consommation des ménages.

P.P. : Que pensez-vous de la situation économique en Europe ?
D.G. : Tandis que l’économie américaine retrouve ses normales saisonnières de croissance, la météo conjoncturelle en Europe se veut tout aussi clémente. En témoigne le dernier PMI composite (Markit) qui, à 54,1 points (contre 53,6 en mai), touche un plus haut de quatre ans et valide un peu plus le scénario d’une
progression de 0,4 % du PIB au deuxième trimestre. Seul bémol à cet environnement estival, quelques cumulus s’amoncellent sur le relief chinois. L’empire du Milieu dont la croissance ne devrait atteindre « que » 7 % cette année – soit son plus bas niveau depuis vingt-cinq ans – a été une nouvelle fois contraint de baisser ses taux d’intérêt d’un quart de point de base pour tenter de relancer son économie.

P.P. : La crise grecque va-t-elle laisser des traces ?
D.G. : Grexitophobie bis. Le mois de juin aura bien été le plus long de l’année, en jouant les prolongations sur juillet. Comme anticipé, les tractations entre la Grèce et ses créanciers ont tenu en haleine le banc politique et celui des investisseurs. L’intransigeance partagée des protagonistes les a finalement précipités dans les limbes diplomatiques desquels ils ne semblent plus pouvoir sortir. En annonçant soumettre le plan d’aide financière – et les réformes qui le conditionnent – à référendum, Alexis Tsipras a abattu sa dernière carte et poussé à son comble l’exaspération de ses interlocuteurs. De claquements de portes en reprises des négociations, les coups de théâtre n’ont pas manqué d’alimenter une nouvelle vague de « Grexitophobie » sur les marchés, caractérisée notamment par un regain de volatilité sur les actions. En dépit du fait que la Grèce est de facto en défaut depuis le 1er juillet, nous continuons de penser qu’une sortie de la zone euro n’est dans l’intérêt d’aucune des parties et que celles-ci continueront, au-delà du référendum, à éviter le scénario du pire.

P.P. : Quelles zones géographiques privilégier sur les marchés actions ?
D.G. : En dépit de fondamentaux encourageants, les marchés d’actions sont repartis à la baisse en juin. Bien entendu, ce recul est à mettre au compte d’un regain d’aversion au risque lié au dossier grec. De par son ampleur et son caractère exceptionnel, cette crise n’a épargné aucune des zones géographiques. Malgré tout, sur les marchés, elle tend à occulter les bonnes nouvelles sur le front des indicateurs économiques. Ceux-ci continuent de confirmer la reprise en Europe et le rebond de l’activité aux États-Unis. Ces bons chiffres tendent à valider le scénario d’une généralisation de la croissance à l’ensemble des économies développées et valide notre positionnement en faveur des actifs risqués. Dans le détail, nous maintenons notre surexposition aux actions japonaises et européennes. À l’inverse, nous demeurons sous-exposés au regard de notre allocation stratégique aux marchés américains. Enfin, nous conservons une recommandation
à « neutre » sur les marchés émergents.


 

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