DOPEZ VOS PERFORMANCES AVEC LA ROTATION SECTORIELLE

Performances rotation sectorielle, gestion placementsSi la diversification géographique a largement occupé le devant de la scène ces dix dernières années, investir dans une logique sectorielle a bien des atouts, en particulier en période de crise. Le luxe a ainsi montré sa capacité à traverser les tempêtes. Mais ce n’est pas le seul secteur. Pour investir-gagnant, il convient d’effectuer les bons arbitrages avec le bon timing. Patrimoine Privé vous livre les conseils de grands professionnels.

 

Après une année 2012 quelque peu chahutée, difficile de savoir où placer son épargne. Les obligations ont engrangé la quasi-totalité de leur potentiel de hausse et l’immobilier montre des signes de faiblesse… Nombre de spécialistes estiment dans ce contexte qu’il est temps de se positionner sur des actifs plus risqués. En un mot, les actions, même si le CAC 40 a déjà gagné 15 % sur l’année écoulée. L’indice phare de la bourse parisienne est toutefois loin de ses plus hauts, contrairement au S&P 500 américain qui flirte avec ses meilleurs niveaux historiques.
Un potentiel de gains existe.

Pour les marchés actions, l’environnement économique s’est en tout cas un peu dégagé.
Le risque systémique lié à une explosion de l’euro est désormais écarté, les États-Unis retrouvent des couleurs et le dynamisme des pays émergents se redresse…

Mais, le ciel est loin toutefois d’être idyllique, en particulier en Europe. De fortes disparités sectorielles demeurent, susceptibles de se creuser. Le secteur automobile subit de plein fouet la chute des immatriculations sur le vieux continent. À l’opposé, l’aéronautique est portée par des commandes records au niveau mondial…

 

Les atouts de la diversification sectorielle

La gestion sectorielle permet de se positionner sur les secteurs disposant d’un potentiel de progression, même en période de crise boursière. Elle constitue en cela un excellent outil de diversification du risque. De fait, tous les secteurs ne dépendent pas des mêmes variables :
taux d’intérêt pour les financières, prix des matières premières pour les industrielles…
Les titres de la construction sont sensibles au ralentissement économique. Ceux de la pharmacie et de la distribution moins. Il convient donc de panacher valeurs cycliques et valeurs défensives.

De plus, une même annonce économique n’aura pas forcément le même effet sur deux secteurs. Le secteur du luxe, par exemple, est moins impacté par l’annonce d’une baisse globale de la consommation en France que celui de l’agro-alimentaire.

Historiquement, le luxe résiste mieux car son chiffre d’affaires est essentiellement réalisé à l’exportation. Mais quels secteurs mettre dans votre portefeuille ? Pour un épargnant, la réponse peut être ardue. Vous pouvez bien sûr vous appuyer sur les analyses effectuées par les équipes de votre courtier en ligne, celles diffusées par la presse ou tout simplement sur la base du suivi de l’activité. Tout repose sur votre culture économique et votre appréciation des enjeux. Un conseil : ne vous positionnez jamais sur un secteur à contrecœur, même s’il s’agit de répondre à un souhait de diversification.

Il en va bien évidemment de même pour un secteur dont vous maîtrisez mal le contexte économique. Une indispensable – et sage – précaution consiste à répartir son investissement sur plusieurs secteurs, plutôt que sur un seul, de manière à limiter les risques, et ne pas consacrer plus de 5 % à 10 % de son portefeuille à ce type d’investissement, soumis à des fluctuations importantes et parfois également au risque de change lorsqu’il s’agit de valeurs américaines ou asiatiques en particulier.

En outre, il est nécessaire de surveiller en permanence l’équilibre de son portefeuille,
pour le faire évoluer au gré des nouvelles macroéconomiques et de la valorisation des titres en portefeuille.

 

Les banques en tête en 2012

Si pour faire ses choix sectoriels, le passé n’apporte que des informations toutes relatives,
il convient tout de même d’avoir en tête le palmarès sectoriel 2012. En l’occurrence, il apparaît que les banques ont gagné près de 50 % sur l’année. Après avoir connu un terrible cru 2011,
le secteur bancaire s’est bien repris en 2012 grâce aux mesures prises par les gouvernements de la Zone euro et surtout la BCE.

La Société Générale a bondi de 64,7 %, BNP Paribas de 40,3 % et le Crédit Agricole
de 39,5 %. Derrière les banques, le secteur de l’hygiène et de la santé a aussi fait preuve d’une belle vitalité et gagne 40 % en 2012. Essilor, la plus grosse entreprise du secteur, a grimpé de 37 % sur un an. Le fabricant de verre optique, dont la valorisation a plus que doublé en 3 ans,
a enregistré une fois de plus des résultats records en 2011 et au 1er semestre 2012.
Autre performance, la biotech Eurofins Scientific a gagné 125 % en 1 an !

Sur la 3ème marche du podium sectoriel, on trouve les services aux entreprises en progression de 35 %. Le secteur a notamment été porté par les performances de Bureau Veritas,
50 % sur un an.

A contrario, certains secteurs ont fortement chuté en 2012. Il s’agit ainsi du secteur des télécoms, qui a particulièrement souffert de l’arrivée de Free Mobile. Plus forte baisse du CAC 40 en 2012, France Télécom a perdu 31,3 % tandis que Bouygues a cédé 8 %.

Le secteur des « utilities » a également connu une très mauvaise année. GDF Suez et EDF ont perdu environ 26 %. Mais les acteurs du secteur plus liés à l’environnement ont bien mieux résisté, à l’image de Veolia en hausse de 8 % ou Suez Environnement qui gagne 4 %…

 

Les secteurs en vue pour 2013

En 2013, l’expansion de l’économie mondiale devrait repartir de l’avant,
– un peu moins en Europe malheureusement -, au plus grand profit des valeurs cycliques et des financières, même si ces dernières ont déjà affiché un bon parcours boursier en 2012.

La rotation sectorielle a en fait déjà commencé à profiter au secteur financier depuis l’été 2012. Nombre de gérants ont ainsi décidé de surpondérer la finance, donnant notamment une préférence toute particulière pour l’assurance.

La chimie est un autre secteur toujours recherché. Rhodia, Bayer, Arkema, Solveig, BSM, ou encore Clarion, sont des groupes figurant parmi les leaders mondiaux dans leurs spécialités.
Ce positionnement leur permet d’avoir un bon « pricing power » et d’affronter la crise avec une certaine sérénité.
Mais au-delà des secteurs purs, nombre de gérants plébiscitent également la petite sœur de la gestion sectorielle, la gestion thématique. Investir sur le thème de la croissance dans les pays émergents peut ainsi être porteur. Autre thème très recherché : l’innovation technologique, avec des valeurs comme Ingenico, Iliad ou encore Gemalto.

Par contre, de l’avis quasi-général, le segment des équipementiers télécoms est toujours à éviter, au même titre que celui des « utilities ». Le secteur a un double inconvénient. Il est régulé et a une large exposition au territoire français qui est frappé de plein fouet par la morosité. Et pour la partie non régulée, les prix qui dépendent étroitement de la consommation ont fortement baissé.

 

Dynamiser ses allocations d’actifs

Une fois votre portefeuille élaboré sur la base de la gestion sectorielle, il ne faudra pas pratiquer la stratégie du « buy and hold », autrement dit « acheter et conserver ». Il est essentiel d’avoir une gestion dynamique. La stratégie « buy and hold » a décimé des millions de portefeuilles pendant la crise de 2008, et certains investisseurs pourraient ne jamais récupérer leur mise de départ. Il convient de procéder par rotation sectorielle. C’est-à-dire arbitrer en fonction des évolutions macroéconomiques…

La rotation sectorielle permet de ne pas s’attacher plus que de raison à ses placements.
Dès le départ, il faut garder à l’esprit qu’une sortie d’un secteur est possible si les fondamentaux économiques… ne lui sont plus favorables. Une fois que de nouveaux secteurs émergent comme leaders, ils doivent prendre le dessus sur les anciens, jusqu’alors détenus en portefeuille.

Investir en direct dans les valeurs d’un secteur ou par le biais de fonds comme les trackers ou les certificats (…), la palette des produits financiers est large.

Il est également possible pour les investisseurs les plus expérimentés de bénéficier d’un effet de levier, via les warrants et les turbos… En la matière, les produits dédiés sont de fait de plus en plus nombreux et permettent de cibler de plus en plus finement ses investissements.

Mais pour dégager de la performance, il faudra d’une part faire les bons choix sectoriels entre les banques, l’automobile, les biens durables… mais également avec le bon timing !

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